Il n’est que 7h30 et la chaleur qui règne ici est déjà épouvantable… Ca pue, ca fume, les rayons du soleil qui se réverbèrent sur les morceaux de verre brûlent le papier et le plastique et déclenchent des feux malodorants. Il y a une semaine, un petit garçon s est gravement brûle le pieds sur lun deux.
Des poulets sans plumes et des vaches maigres tentent de trouver de quoi manger au milieu de cet immense champ de dechets. Nous sommes sur la décharge publique de Phnom Penh situe dans le quartier pauvre de Sten Minh Chey et le spectacle qui sóffre a moi est tout simplement, inqualifiable… La, sur cette montagne dórdures, aux premières loges pour observer la ville, ses grands hôtels et ses quartiers riches, des centaines de personnes sont en train de rechercher du plastique de bonne qualité ou de l aluminium, et tout ce qui peut être recycle. Ils fouillent ainsi, a mains nues ou a la pioche, dans de grands tas dórdures fraîchement déposés par le camion poubelles. Et tout ça pour quoi ? Pour revendre le tout a une entreprise de recyclage vietnamienne. Combien ? 200 riels le kilo de plastique « propre », 150 si il est « sale » (sachant que 1$ = 4000riels, je vous laisse faire le calcul…vous obtiendrez un chiffre ridicule.). Si peu. Sans compter que la plupart ont un loyer a payer. Eh oui, ils doivent payer pour ces cabanes en taules en bordure de la decharge. 1200riels par mois, ce nést que 3$ me direz vous, mais certains ne peuvent même pas se payer ça et vivent donc directement sur les ordures, sous des bâches, couches sur une paillasse. Beaucoup travaillent également la nuit, mais les piles pour alimenter les lampes frontales coûtent cher et je me demande si cést finalement un bon calcul de travailler de nuit. Mais il faut payer le riz.
Mais ce que jái oublie de vous dire, cést que dans ce tas dimmondices, dans ce milieu innommable, il y a également des enfants. Des enfants qui y travaillent et y vivent avec leurs parents. Entre deux arrivées de camion poubelle ils courent et jouent, pour certains, pieds nus, dans cet immonde marécage puant ou léau de pluie vient stagner et se mélanger avec des substances non identifiées…
Ce fut le cas de Sinhoun, cette jeune femme qui máccompagne maintenant sur la décharge. Elle est venue ici avec sa famille lorsquélle avait 10ans. Pendant deux ans, ses parents lónt envoyee travailler sur la décharge, chaque jour, et parfois même la nuit. Pendant deux ans, elle aussi a fait parti de ce cauchemar. Jusquá ce que lássociation «Pour un sourire dénfant » ouvre ses portes et la prenne en charge…
Des poulets sans plumes et des vaches maigres tentent de trouver de quoi manger au milieu de cet immense champ de dechets. Nous sommes sur la décharge publique de Phnom Penh situe dans le quartier pauvre de Sten Minh Chey et le spectacle qui sóffre a moi est tout simplement, inqualifiable… La, sur cette montagne dórdures, aux premières loges pour observer la ville, ses grands hôtels et ses quartiers riches, des centaines de personnes sont en train de rechercher du plastique de bonne qualité ou de l aluminium, et tout ce qui peut être recycle. Ils fouillent ainsi, a mains nues ou a la pioche, dans de grands tas dórdures fraîchement déposés par le camion poubelles. Et tout ça pour quoi ? Pour revendre le tout a une entreprise de recyclage vietnamienne. Combien ? 200 riels le kilo de plastique « propre », 150 si il est « sale » (sachant que 1$ = 4000riels, je vous laisse faire le calcul…vous obtiendrez un chiffre ridicule.). Si peu. Sans compter que la plupart ont un loyer a payer. Eh oui, ils doivent payer pour ces cabanes en taules en bordure de la decharge. 1200riels par mois, ce nést que 3$ me direz vous, mais certains ne peuvent même pas se payer ça et vivent donc directement sur les ordures, sous des bâches, couches sur une paillasse. Beaucoup travaillent également la nuit, mais les piles pour alimenter les lampes frontales coûtent cher et je me demande si cést finalement un bon calcul de travailler de nuit. Mais il faut payer le riz.
Mais ce que jái oublie de vous dire, cést que dans ce tas dimmondices, dans ce milieu innommable, il y a également des enfants. Des enfants qui y travaillent et y vivent avec leurs parents. Entre deux arrivées de camion poubelle ils courent et jouent, pour certains, pieds nus, dans cet immonde marécage puant ou léau de pluie vient stagner et se mélanger avec des substances non identifiées…
Ce fut le cas de Sinhoun, cette jeune femme qui máccompagne maintenant sur la décharge. Elle est venue ici avec sa famille lorsquélle avait 10ans. Pendant deux ans, ses parents lónt envoyee travailler sur la décharge, chaque jour, et parfois même la nuit. Pendant deux ans, elle aussi a fait parti de ce cauchemar. Jusquá ce que lássociation «Pour un sourire dénfant » ouvre ses portes et la prenne en charge…
« Pour un sourire dénfant », parlons en. Association créée en 1996 (et lauréat du prix des droits de l’homme en 2000) par un couple de médecins français retraites qui, un jour, tires par des mains dénfants, découvrirent la décharge et ses habitants. Alors que beaucoup se seraient certainement contentes de garder les yeux écarquilles, de s’écrier quelque chose comme «c est affreux, cést inhumain », avant de tourner les talons et de retourner a leurs occupations, eux, font partis de ceux qui ont décide de se battre pour leurs idéaux et pour redonner ne serait ce quún peu d’humanité a ce monde des inégalités.
Et a en juger par le sourire quáffichent les 6000 visages dénfants pris en charge par lássociation, il faut croire quíls ont eu raison ! En effet, ce sont près de 2000 enfants qui sont présents toute la journée sur le centre et à qui la chance est donnée de rattraper la scolarité manquée et dápprendre un métier. 4000 autres sont scolarises dans des écoles extérieures, quíls soient a la maternelle ou a lúniversite, leur scolarité est payée grâce aux parrainages prives : 36 euros par mois suffisent a tout financer, du petit déjeuner a lúniforme, en passant par le déjeuner, les fournitures, etc. Et pour compenser le manque à gagner que représente un enfant de moins sur la décharge pour une famille, PSE envoie des sacs de riz à la famille en récompense de lássuidite de leur enfant. Les parents ne sont donc pas oublies, bien au contraire, certaines femmes ont même été employées par lássociation pour confectionner les uniformes des enfants ainsi que les souvenirs qui sont en vente dans la boutique de lássociation.
Mais si cette association est si fabuleuse, pourquoi y a-t-il toujours des enfants sur la décharge me direz vous ? Il faut en moyenne un an avant quún enfant soit pris en charge par lássociation, le temps que son dossier soit examine par la commission sociale (mais en attendant, il a le droit aux repas, a la douche et aux soins médicaux dans les paillotes aménages par lássociation près de la décharge). Et quasiment chaque semaine, de nouvelles familles arrivent a Phnom Penh et viennent sínstaller près de la décharge Ils arrivent de la campagne pour la plupart et espère que la ville leur offrira une vie meilleure. Mais le désenchantement ne se fait pas attendre, on trempe les mains dans cette salete et on se rend vite compte que lón sést trompe. Et en 2010, lorsque la décharge va fermer, ce sont des centaines de familles qui vont se retrouver sans ressources… PSE est en train de tenter de trouver des solutions pour réhabiliter ses familles et leur « offrir » de nouveaux métiers. Cést pourquoi lássociation et ses enfants a plus que jamais besoin de vous, et je vous invite a consulter le site http://www.pse.asso.fr
Et si le cœur vous en dit, je vous invite, a parrainer un enfant…
Et a en juger par le sourire quáffichent les 6000 visages dénfants pris en charge par lássociation, il faut croire quíls ont eu raison ! En effet, ce sont près de 2000 enfants qui sont présents toute la journée sur le centre et à qui la chance est donnée de rattraper la scolarité manquée et dápprendre un métier. 4000 autres sont scolarises dans des écoles extérieures, quíls soient a la maternelle ou a lúniversite, leur scolarité est payée grâce aux parrainages prives : 36 euros par mois suffisent a tout financer, du petit déjeuner a lúniforme, en passant par le déjeuner, les fournitures, etc. Et pour compenser le manque à gagner que représente un enfant de moins sur la décharge pour une famille, PSE envoie des sacs de riz à la famille en récompense de lássuidite de leur enfant. Les parents ne sont donc pas oublies, bien au contraire, certaines femmes ont même été employées par lássociation pour confectionner les uniformes des enfants ainsi que les souvenirs qui sont en vente dans la boutique de lássociation.
Mais si cette association est si fabuleuse, pourquoi y a-t-il toujours des enfants sur la décharge me direz vous ? Il faut en moyenne un an avant quún enfant soit pris en charge par lássociation, le temps que son dossier soit examine par la commission sociale (mais en attendant, il a le droit aux repas, a la douche et aux soins médicaux dans les paillotes aménages par lássociation près de la décharge). Et quasiment chaque semaine, de nouvelles familles arrivent a Phnom Penh et viennent sínstaller près de la décharge Ils arrivent de la campagne pour la plupart et espère que la ville leur offrira une vie meilleure. Mais le désenchantement ne se fait pas attendre, on trempe les mains dans cette salete et on se rend vite compte que lón sést trompe. Et en 2010, lorsque la décharge va fermer, ce sont des centaines de familles qui vont se retrouver sans ressources… PSE est en train de tenter de trouver des solutions pour réhabiliter ses familles et leur « offrir » de nouveaux métiers. Cést pourquoi lássociation et ses enfants a plus que jamais besoin de vous, et je vous invite a consulter le site http://www.pse.asso.fr
Et si le cœur vous en dit, je vous invite, a parrainer un enfant…
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